Au Sénégal, l’Etat souhaite nourrir de plus en plus ses citoyens avec des produits locaux. Objectifs : arriver à l’autosuffisance alimentaire et diminuer les importations. Quels défis se posent aux autorités ?

Il est 10 heures au marché Castor à Dakar. Des femmes sont venues s’approvisionner en denrées alimentaires. Pour la plupart, elles ne sont pas produites au Sénégal. En son temps, Abdoulaye Wade, avait lancé un programme d’autonomie alimentaire. Arrivé au pouvoir, Macky Sall renouvelle le programme. Objectif : arriver à la souveraineté alimentaire du pays. 

Des progrès imparfaits

En 2019, le Sénégal n’a pas réalisé les 1.600.000 tonnes espérées en 2018. Mais il y a eu un bond. Dr Ibrahima Athié, est directeur de la recherche à Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR) : “Les objectifs quantitatifs qui avaient été prévus n’ont pas été atteints, dans la mesure où il était prévu de couvrir l’essentiel des besoins en riz. Il se trouve qu’on n’y est pas arrivé. La production a dépassé les 500.000 tonnes.”

L’Etat a mis en place des subventions pour améliorer la production. Cependant, les organisations agricoles n’en profitent pas assez. Abdoul Aziz Badji est membre du conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR) : “Quand on trouve des intermédiaires qui vont chercher de la semence aux producteurs en lieu et place de leur organisation, je considère qu’on est en train d’enrichir une catégorie d’acteurs au détriment des producteurs.”

Les conséquences du changement climatique

Au centre du pays et au Sud, les surfaces cultivables diminuent à cause des dérèglements climatiques. Pour Amadou Sall, originaire de la Casamance, le gouvernement doit doubler d’efforts : “Beaucoup de terres sont devenues impraticables. Ce sont des terres salées. Aujourd’hui, il est difficile de cultiver ces terres-là. L’Etat devait trouver des solutions, essayer de construire des barrages ou bien essayer de trouver des cultures adaptées à ces terres. Puisqu’on ne peut pas laisser ces terres-là comme ça.”

Maitrise de l’eau. Gestion des subventions par les producteurs. Formations des agriculteurs. Trois défis à relever pour produire suffisamment. Objectif : augmenter la productivité et atteindre l’autosuffisance alimentaire. Mais en attendant, les Sénégalais continuent à consommer des produits alimentaires importés. 

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