L’autosuffisance alimentaire, c’est possible

Rachel Fahlman, Grégory Lemoyne et leur petit garçon sur leur terre

Rachel Fahlman, Grégory Lemoyne et leur petit garçon posent sur leur terre.

Photo : Radio-Canada / Philippe Marois

Il y a trois ans, Grégory Lemoyne et Rachel Fahlman ont décidé de quitter la région de Montréal pour s’établir à Saint-Zéphirin-de-Courval, près de Drummondville, où ils ont acheté une terre de 75 000 pieds carrés afin de parvenir à l’autosuffisance alimentaire. « L’espace n’est pas utilisé de façon maximale. L’objectif, c’est de produire juste assez pour nous et un peu pour l’entourage », explique Grégory Lemoyne. Trois ans après son arrivée en campagne, le couple explique au reporter Philippe Marois les raisons qui l’a poussé à choisir la voie de l’autosuffisance alimentaire.

Après trois ans d’activité, le couple dans la trentaine assure être autosuffisant à 75 %. Grégory Lemoyne et Rachel Fahlman produisent leurs propres œufs et élèvent de nombreux poulets. Ils cultivent aussi des courges, des tomates, des haricots, des poivrons, des salades, des choux, des épinards, des panais, des concombres, des radis et des petits fruits, pour ne nommer que quelques-uns des aliments qu’ils ont plantés dans leur jardin.

Bien que l’autosuffisance alimentaire nécessite de nombreux efforts, Grégory Lemoyne et Rachel Fahlman, parents d’un petit garçon de quelques mois, ne regrettent pas leur choix. « Pour moi, c’est vraiment la satisfaction de dire : « C’est moi qui ai planté ce radis. » Je ne pensais pas que ça allait être si satisfaisant que ça. Je suis bien dans le jardin, je n’ai jamais été aussi zen dans ma vie. […] J’ai une paix intérieure », explique Rachel Fahlman.

« Aussi, on veut élever nos enfants dans ça. On ne s’attend pas [à ce] qu’ils deviennent nécessairement autosuffisants, [mais] au moins, qu’ils sachent le processus de cannage, comment abattre une poule, comment aller chercher les œufs », dit pour sa part Grégory Lemoyne.

Le couple, qui projette d’aménager une serre à long terme, concède que l’autosuffisance alimentaire requiert patience et persévérance. Selon lui, les efforts valent cependant le coup.

C’est vraiment dans la nature humaine de toujours agrandir, agrandir et agrandir. Ce n’est pas ça, notre ambition. C’est vraiment juste de créer une routine et de maximiser un peu ce qu’on a ici.

Grégory Lemoyne

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