Derrière le terme conventionnel d’agroforesterie se cache l’une des innovations majeures de l’agronomie contemporaine. Alors que le paradigme productiviste de l’agriculture et de la foresterie prĂ©tend qu’il faut simplifier et uniformiser pour obtenir des rendements maximums, l’agroforesterie fait le pari de la complexitĂ© et du mĂ©lange. En intĂ©grant arbres, plantes annuelles et animaux dans une logique d’agro-Ă©cosystème, l’agroforesterie se place en position de force pour rĂ©pondre aux critères du dĂ©veloppement durable. Cette nouvelle manière de prendre soin de la terre peut rĂ©pondre Ă  de nombreuses attentes des sociĂ©tĂ©s humaines tout en protĂ©geant le sol, la biodiversitĂ© et les ressources en eau. SimultanĂ©ment, l’agroforesterie peut contribuer Ă  lutter contre la dĂ©forestation tropicale, stocker du carbone et ainsi rĂ©duire les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre responsables du changement climatique.

Biographie d’Emmanuel Torquebiau

SpĂ©cialiste d’Ă©cologie tropicale et d’agroforesterie, Emmanuel Torquebiau est chercheur au Centre de CoopĂ©ration Internationale en Recherche Agronomique pour le DĂ©veloppement (CIRAD, Montpellier, France), directeur de recherche Ă  l’UniversitĂ© Montpellier 3, et professeur associĂ© Ă  l’UniversitĂ© Senghor d’Alexandrie (Égypte). Il a longtemps vĂ©cu en IndonĂ©sie et au Kenya et est actuellement en poste Ă  l’UniversitĂ© de Pretoria (Afrique du Sud). Son expĂ©rience de terrain couvre de nombreux autres pays tropicaux. Il reprend
dans cet ouvrage un enseignement donné depuis plusieurs années en master des universités et auprès de chercheurs des pays en développement.

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