L’agriculture raisonnée a vocation à être productive et respectueuse de l’environnement, c’est-à-dire à permettre de répondre aux besoins de l’ensemble de la société. Mais elle n’est pas productiviste, car elle prend en compte, en amont des objectifs de production, d’autres facteurs comme l’environnement, la qualité, l’emploi… Par définition, l’agriculture raisonnée tient compte des conditions de sol, de climat, d’environnement économique et social, bien sûr dans une optique durable. Elle n’est pourtant pas « extrême » comme l’agriculture biologique, et se permet l’utilisation d’intrants, engrais ou pesticides, en faible quantité. L’agriculture raisonnée se veut donc être un compromis entre l’agriculture intensive et le BIO.

« Entre la crise de confiance suscitée par l’agriculture intensive et les limites de l’agriculture biologique, pourtant largement réhabilitée, il semble que l’agriculture raisonnée s’impose peu à peu comme la voie de l’avenir. », nous disait déjà Le Monde en 2002.

Sur le plan technique, la principale différence est que l’Agriculture Raisonnée ne s’interdit pas l’utilisation de produits chimiques de synthèse. Ainsi, pour la protection des cultures contre les maladies ou les ravageurs, ceux-ci peuvent être utilisés lorsque d’autres méthodes de lutte (lutte biologique, protection mécanique…) s’avèrent inefficaces. Quelles que soient les techniques, leur mise en œuvre est toujours précédée d’un diagnostic précis et d’une évaluation rigoureuse.

L’Agriculture Raisonnée a vocation à concerner un très grand nombre d’agriculteurs, afin de concilier quantité, qualité, prix et respect de l’environnement.

L’Agriculture Biologique répond à la demande de consommateurs qui souhaitent acheter des produits obtenus sans emploi de produits chimiques de synthèse. « Elle est pratiquée sur près de 1,5% des surfaces cultivées et bénéficie du logo « AB ». Ainsi, la production de produits Bio ne suffit pas en volume et face à l’expansion de la demande de 10 % par an, il faut maintenant importer de plus en plus de produits biologiques de pays étrangers ; ceci étant peu bénéfique au bilan écologiques desdits produits. ». Voir.

L’agriculture, est devenue intensive à partir des années 1950 pour répondre aux besoins de la population : elle consiste à produire à plus grande échelle afin d’accroître les rendements. Elle s’est accompagnée d’une forte utilisation d’engrais et de produits pour lutter contre tout ce qui pouvait nuire à la productivité des cultures : maladies, mauvaises herbes ou ravageurs. Les excès de ces pratiques agricoles sont aujourd’hui largement mis en cause dans la pollution des eaux, l’atteinte de la faune et de la flore naturelles ou encore l’érosion des sols.

L’agriculture raisonnée se veut un compromis entre l’agriculture intensive et le bio. Le problème de la voie biologique est qu’elle est synonyme de baisse de productivité et que son prix de revient est inévitablement élevé. Deux raisons qui pèsent lourd dans la balance pour ses développements futurs et la cantonnent au rang d’une agriculture alternative. Le surcoût généré par le recours aux produits d’agriculture raisonnée serait de seulement 3 à 4 %, contre 30 % pour les produits bio. (selon Le Monde)

Certaines réserves sur la pratique de l’agriculture raisonnée existent. Les agriculteurs bio, notamment, la jugent trop peu contraignante, et estiment que « la moitié des exigences [de son] cahier des charges relève en fait du simple respect de la réglementation ».

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