De manière grossièrement simplifiée, le biotope est un milieu et des conditions, relativement stable, permettant la persistance d’une certaine

biocénose

En écologie, un biotope est littéralement un type de lieu de vie défini par des caractéristiques physiques et chimiques déterminées relativement uniformes. Ce milieu héberge un ensemble de formes de vie composant la biocénose: flore, faune, fonge (champignons), et des populations de micro-organismes.

Un biotope et la biocénose qu’il accueille forment un écosystème caractéristique. L’évolution de cet écosystème tend vers un climax momentané, qui change avec notamment le climat, manifestant un nouvel équilibre du biotope. Ainsi, la vie peut perdurer avec des modifications de la démographie et de la biodiversité des espèces.

Le terme biotope vient d’Arthur George Tansley. Un biotope est à distinguer d’un biome, qui est un large regroupement d’écosystèmes caractéristique d’un type de climat et de sol.

  Les caractéristiques d’un biotope

Elles peuvent être classées de la manière suivante :

  • géographiquement: latitude, longitude, altitude
  • climatiques et microclimatiques: caractéristiques des influences du climat et de ses interactions avec le couvert végétal (ombre, vent, évapotranspiration, rosée, albédo, etc.)
  • pédologiques: caractéristiques physico-bio-chimiques du sol
  • géologiques: caractéristiques du sous-sol, qui influent sur l’hydromorphie
  • hydrographiques: distribution des eaux dans l’espace
  • hydrologiques: caractéristiques et mouvements des eaux, et interactions avec la biocénose ; Par exemple, les sphaignes stockent de l’eau, les castors aussi, via leurs barrages
  • topographiques et géomorphologiques: caractéristiques altimétriques

  Interdépendance entre biosphère et biotopes

Dans l’univers systémique de l’écologie, et dans un contexte de finitude écologique de la Terre, la biosphère (au niveau planétaire) et les biotopes (au niveau local) sont étroitement dépendants les uns les autres. Cette interdépendance du local et du planétaire a des conséquences philosophiques considérables. En effet, le philosophe Dominique Bourg montre qu’elle fait voler en éclats le principe moteur de la modernité, qui tendait à abolir toute singularité ou toute particularité locale au profit de principes généraux, ce en quoi le projet moderne fut proprement utopique[1].

  Voir aussi

  Articles connexes

  • Écorégion
  • Écosystème
  • Biome
  • Liste des formations végétales
  • Écologie du paysage, biogéographie
  • Arrêté préfectoral de biotope
  • Habitat
  • Directive habitats
  • Écologie du paysage
  • Cartographie des corridors biologiques

  Bibliographie

  • Geneviève MASSARD-GUILBAUD, “De la « part du milieu » à l’histoire de l’environnement”, Association Le Mouvement Social | Le Mouvement Social 2002/3 – N°200 ISSN 0027-2671 | pages 64 à 72

  Liens externes

  • [1]
  • Aqua-Passion.com, Biotopes

  Notes et références

  1. ↑ Dominique Bourg, la nature en politique ou l’enjeu philosophique de l’écologie, L’Harmattan, 2000
  • Portail de l’écologie Portail de l’écologie

Source

0 Commentaires

Laisser une réponse

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

Créer un compte