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Courbet,

peintre du calcaire

ses tableaux témoignent d’un renouvellement du regard sur la nature au milieu du XIXème siècle.

Even when he lived in Paris, he never forgot the landscapes of his native country, and limestone phenomena were auspicious to Realism as a major artistic school. Courbet was an accurate observer of shapes and rocks; in a time of great science strides, his paintings bear testimony to a new look on nature in the middle of the 19th century.

L’exposition Courbet du Grand-Palais à Paris est un événement qui touche les géographes à plus d’un titre. On ne glosera pas sur ce tableau qu’est L’origine du monde dont la référence géographique rappelle une des préoc¬ cupations les plus essentielles de la géographie : se situer, savoir d’où l’on

vient, où l’on va, chercher les lieux imprimés en soi. . . On cherchera plutôt comment les peintres sont bien plus que les décorateurs qu’on veut en faire : les témoins d’une quête de Tailleurs. Avec Gustave Courbet (1819-1877), on a affaire à un explorateur de soi par la géographie d’un pays natal, en

l’occurrence Ornans, petite bourgade de la haute vallée de la Loue, où le canon s’élargit et laisse un paysage moins verti¬ cal que les falaises abruptes de Mouthier. Grâce à cette quête de soi, et comme Cézanne qui l’admirait devait faire découvrir la Sainte-Victoire, Courbet se fait le révélateur d’une région peu connue, à l’écart des grandes routes. Elle lui offre avec ses entablements calcaires, ses replats et ses failles spectaculaires, la métaphore de la vie qu’il veut mener, une vie de ruptures, une vie baroque de révolte, de provocation, de puissance, d’égotisme.

Les cent vingt toiles exposées au Grand-Palais -avec soixante photogra¬ phies de Le Gray, Le Secq et Davanne -font voir le monde qui prend possession de l’art. Au diable les mythes et l’Histoire, la beauté idéale et les poses ! Ici, les humains sont tels que Courbet les dévisage, les paysages tels qu’ils s’impo¬ sent, la Loue qui sourd apaisée de sa résurgence n’est pas mise en scène. Courbet est plus qu’un peintre de paysage. C’est un chercheur de la

Figure 1 : Gustave Courbet, La Roche pourrie, étude géologique, 1864, 59,7 x 73 cm (coll. Musée Max Claudet, Salins-les-Bains).

© Musée Max Claudet, Salins-les-Bains, cl. Studio Eurêka. The rotten rock, geologic study.

G. FUMEY, Courbet, peintre du calcaire

KARSTOLOGIA n°50. 2007 » 49-51

49

Figure 1 : Gustave Courbet, La Roche pourrie, étude géologique, 1864, 59,7 x 73 cm

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