Publié le 7 avr. 2020 à 16h34Mis à jour le 7 avr. 2020 à 17h01

« Consommer italien ! » C’est l’un des mots d’ordre dans la guerre contre le coronavirus livrée dans la péninsule où 82 % de la population recherche habituellement des produits Made in Italy sur les rayons des supermarchés. D’autant qu’aucun risque ne pèse sur l’approvisionnement, assure Federalimentare, la fédération de l’industrie alimentaire. « Il ne faudrait pas que la situation d’urgence dans laquelle nous vivons ne se prolonge plus de deux mois, avertit cependant son président Ivano Vacondio. Nous avons des réserves plus que suffisantes concernant 75 % des matières premières nationales, mais nous risquerions de ne pouvoir importer les produits que nous ne produisons pas suffisamment comme la viande et surtout les céréales. »

L’Italie est autosuffisante en vin, eaux minérales et riz. Elle n’importe que 16 % des fruits et légumes transformés et 14 % des produits laitiers. Mais ces chiffres bondissent à 50 % pour le blé, 60 % pour l’huile, 90 % pour le chocolat et le café et 95 % pour les conserves de poissons. Les importations agricoles représentent 21 milliards d’euros, dont 11 milliards d’euros de produits végétaux. A cela s’ajoute la perte annuelle de 17.000 à 35.000 hectares de terres cultivables entre 1990 et 2017.

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