L’agroforesterie, quels avantages ?

L’agroforesterie, une nouveauté ? Pas vraiment ! Le fait d’associer arbres et culture sur une même parcelle existe depuis longtemps, surtout dans des zones difficiles : les « dehesas » espagnoles, mises en place sur des terres très sèches et très exposées au soleil, les prés-vergers associant arbres fruitiers et culture dans les Pyrénées ou encore les joualles associant fruitiers et vignes en sont des exemples.

Associer les arbres et les animaux : un pari gagnant !

Les personnes qui font le choix de mettre en place une parcelle agroforestière le font pour de multiples raisons :

 diversification de la production (bois-Ă©nergie, fruits, BRF, …) et donc des revenus,

 conditions plus agrĂ©ables pour les animaux d’élevage : abris contre le vent et le soleil, meilleur pâturage en Ă©tĂ©, complĂ©ment de fourrage et de fruits…,

 mais aussi amélioration du cadre de vie et des paysages.

De plus, sur le long terme, le « planteur » met en place un capital sous forme de bois d’œuvre. Le choix des essences plantées est donc très important.

L’agroforesterie favorise la biodiversité et les auxiliaires de cultures

La mise en place de lignes d’arbres à l’intérieur de parcelles agricoles est très favorable à la biodiversité : oiseaux, insectes, petits mammifères, mais aussi à la faune du sol. Les arbres attirent ces auxiliaires de cultures qui limitent les ravageurs. Ces animaux trouvent refuge tant dans la bande non cultivée au pied des arbres que sur les arbres. Les parcelles agroforestières, associées à des haies champêtres en bord de champs forment un corridor écologique et participent ainsi à la densification de la Trame Verte et Bleue.

Une technique adaptée aux pratiques de l’agriculteur

Les plantations sont adaptées aux objectifs et aux pratiques de l’agriculteur

Afin que cette technique soit mise en application par les agriculteurs, elle doit prendre en compte leurs pratiques et leur matériel : l’écartement entre les lignes d’arbres doit être adapté au matériel de l’exploitation, ces lignes doivent dans la mesure du possible être orientées Nord-Sud pour limiter l’ombre sur les cultures et des « tournières » facilitant les déplacements sur la parcelle doivent être prévues en début et fin de ligne.

Les conditions de culture sont améliorées à la fois par la présence des auxiliaires de culture, mais aussi par l’amélioration de la qualité du sol. En effet, la décomposition des feuilles tombant au sol et des racines apportent de la matière organique et améliore la structure du sol. L’azote non utilisé par les cultures est prélevé par les arbres, limitant ainsi le lessivage et donc la pollution des eaux. L’utilisation de l’eau est optimisée : elle est utilisée en surface par la culture, et en profondeur par les arbres.

Pour des densités autour de 50 arbres/ha, les rendements restent inchangés les 2/3 de la vie de l’arbre. Puis le rendement baisse mais il reste économiquement intéressant de cultiver jusqu’à la coupe des arbres.

Revue de presse et documentation :

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