« Culture raisonnée contrôlée »

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23.06.14

La filière de la CRC (culture raisonnée contrôlée) a présenté vendredi sa démarche innovante qui implique producteurs de céréales, organismes stockeurs, meuniers et distributeurs français.

La filière CRC (culture raisonnée contrôlée) a présenté, le 20 juin à Sens (Yonne), sa démarche innovante qui implique producteurs de céréales, organismes stockeurs, meuniers et distributeurs français.

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La filière CRC (culture raisonnée contrôlée) a présenté, le 20 juin à Sens (Yonne), sa démarche innovante qui implique producteurs de céréales, organismes stockeurs, meuniers et distributeurs français.

Le groupement d’intérêt économique CRC anime aujourd’hui cette filière céréalière, créée à l’initiative de la coopérative Capserval à Sens (Yonne), qui cherche à « produire de la qualité et à respecter la santé du consommateur ». La filière a obtenu en 1999 une reconnaissance officielle des pouvoirs publics pour ses productions de blé tendre de meunerie, de blé dur de semoulerie et de seigle, ainsi que le haut parrainage du ministère de l’Agriculture, le 18 janvier 2012, pour sa marque « Le blé de nos campagne ».

Aujourd’hui, la production céréalière CRCreprésente 35.000 hectares, 230.000 tonnes collectées et la filière rassemble 1.300 agriculteurs, 22 organismes collecteurs de céréales, 30 meuniers et une dizaine d’industriels et de distributeurs.

« Le cahier des charges des céréales CRCest strict et se différencie nettement de celui de l’agriculture biologique, l’objectif n’étant pas le même », précise Michel Deketelaere, président de la coopérative Caps Vert qui détient le label CRC. Les parcelles doivent être au minimum d’un hectare et éloignées des villes de 250 mètres pour minimiser les risques de pollution.

Seuls les produits phytosanitaires inscrits sur une liste sélective sont autorisés et uniquement si l’agriculteur peut prouver qu’aucune autre méthode, biologique ou mécanique, n’est envisageable pour régler le problème. Des mesures sont aussi prises pour préserver la biodiversité. « Il est interdit de broyer les chemins lors de l’époque de nidification ». Le stockage à la ferme et dans les organismes stockeurs se fait sans insecticides grâce à des systèmes de ventilation performants. « Il y a par ailleurs une obligation de traçabilité et de démonstration des résultats puisque chaque agriculteur doit expliciter le raisonnement de l’ensemble de ses actions », précise le président de Caps Vert.

Un « gain de 15 à 16 €/t »

L’avantage du blé CRCest la maîtrise par les agriculteurs des débouchés pour leurs céréales. « Ils savent exactement à qui est vendu leur blé et pour quoi faire, contrairement au blé conventionnel qui va à l’exportation », explique Jean-Luc Billard, de Capserval. « Il y a une vraie visibilité sur toute la filière et des contacts entre tous les acteurs de la filière ». L’agriculteur valorise mieux son blé avec un « gain de 15 à 16 €/t ».

L’utilisation du blé CRCpour la fabrication de pain ou de viennoiseries en France permet de « recréer un lien de confiance entre les consommateurs et la grande distribution et de répondre à des nouvelles attentes de qualité de la part des consommateurs tout en proposant des prix accessibles », ajoute Hervé Frabboni, directeur de la communication et du développement durable du groupe Schiever, acteur de la grande distribution.

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